Pierre P. dirigeant d’une entreprise de charpentes métalliques.
Une aventure industrielle qui aurait pu mal se terminer

La vision de Pierre P.

« Je suis passionné par mon métier.
Discuter avec les clients de leurs besoins, leur apporter des solutions techniques efficaces, suivre avec mes techniciens l’avancement des travaux, font partie de mon travail et c’est pour moi très valorisant. Je suis capable de tout arrêter pour aller m’occuper d’un problème technique important où ma compétence est un atout précieux.
Lors des premières difficultés, le temps que je consacrais à la gestion de l’entreprise était tout à fait réduit, mon comptable, ma secrétaire et mon expert-comptable étaient après tout payés pour traiter les problèmes de comptabilité et de gestion du personnel. Par ailleurs j’éprouvais un sentiment de sécurité en voyant la progression du chiffre d’affaires de l’entreprise.
Le réveil a été brutal. Les appels de mon banquier se sont faits de plus en plus pressants. Les diagnostics de mon conseil ont ébranlé mes certitudes.
Mais l’idée que je devais m’impliquer fortement dans la gestion et les actions salvatrices proposées ne me séduisait pas beaucoup.
Pris entre la fausse excuse de dire que je n’avais pas de temps à dériver de mon travail technique et commercial et la nécessité de sauver mon entreprise, j’ai malgré tout écouté mon conseil. Je n’avais jamais abordé avec lui mon problème de manque de fonds de roulement,
je n’avais jamais fait de prévision réelle de trésorerie.

L’optimisation de mes stocks, la relance systématique de mes clients ne respectant pas leur échéance de paiement prévue, l’établissement d’un budget prévisionnel m’ont permis d’aller voir mon banquier avec un dossier solide.
Je me suis même fait accompagner de mon conseil ce jour-là pour défendre mon (son) plan. A ma grande surprise je n’ai eu aucun problème à convaincre mon banquier de me soutenir financièrement, la situation s’est redressée et depuis je dors mieux.
Je sais aujourd’hui que même si la technique et les clients sont le sel de mon métier, je ne peux faire l’économie d’être le gestionnaire de mon entreprise et que si cela n’est pas suffisant pour réussir, c’est en tout cas nécessaire pour perdurer ».

A retenir


Passer un temps important à bien gérer son entreprise n’est pas suffisant pour échapper à tout, mais s’avère indispensable pour anticiper et détecter les difficultés potentielles.

Le pire n’est pas inéluctable, les bonnes actions menées à temps permettent de passer les situations difficiles

L’entreprise de Pierre P. vue par son Conseil

« Pierre P. prend un jour rendez vous avec moi pour me parler des difficultés qu’il commence à ressentir car il est de plus en plus fréquemment appelé par son banquier.
Celui-ci lui signale des incidents de paiements, certes peu importants, mais qui se reproduisent. L’analyse des éléments chiffrés que me présente Pierre me parle clairement.
L’entreprise marche plutôt bien, dégage un résultat normal mais souffre d’une trésorerie anémique.
Je remarque vite que les stocks de matières premières sont importants, que les encours de produits finis augmentent et que les règlements clients et fournisseurs sont peu suivis.
Une extrapolation rapide montre que si l’on n’apporte pas des corrections immédiates au problème,
l’entreprise de Pierre va être plongée dans des problèmes graves de trésorerie dans les trois mois.
J’apporte mes conclusions à Pierre qui tord un peu le nez quand il comprend qu’il doit s’impliquer dans les correctifs à apporter. Pierre finit par écouter mes recommandations, les mettre en place.
C’est avec plaisir que quelques temps plus tard, j’ai reçu les remerciements de Pierre.
Le redressement de sa situation lui avait été confirmé par son banquier qui le félicitait des bonnes dispositions qu’il avait prises ».